11 septembre 2001 - Les 2978… - SOS FRANCOPHOBIE

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11 septembre 2001 - Les 2978…

La Parole est à Vous > Vos coups de Gueules > Vos états d'âmes

11 septembre 2001  
Les 2978…


l'heure du débat sur une mosquée à Ground Zero, je repense aux "2978"
Voici ce que j'avais écrit sur le mur sud de mon appartement au lendemain des attentats ayant sonné le déclenchement des hostilités contre l'Occident par les fous d'Allah…


"Dans la salle de pause, le silence est assourdissant. Tous mes collègues ambulanciers présents sont figés, pétrifés.
Pétrifiés devant l'horreur sur laquelle je ne peux mettre de mots.
L'inimaginable est en train de se produire sous nos yeux…
Nathalie sanglotte, à présent. Mes yeux me brûlent et je n'arrive qu'à grand-peine à contenir mes propres larmes.
Ce n'est que lorsque le deuxième avion percute l'autre tour que je comprends ce qui se passe.
Instinctivement.
Sans que la raison n'intervienne.
Je vous vois, mes Frères pompiers, aider les malheureux à se tirer de là au plus vite…
Je te vois, mon Frère ambulancier.
Tu gravis les degrés un à un dans la poussière en suspension dans l'air.
Tu entends des cris à l'étage au-dessus mais ta progression est difficile.
Tu enjambes, dans cette cage d'escalier, des blocs de bétons tombés à terre…
Ton sac sur l'épaule, tu te rends compte à présent que tu ne pourras pas atteindre les personnes en train de t'appeler, mon Frère.
Ta retraite est désormais coupée elle-aussi, car les escaliers que tu viens d'emprunter viennent de s'effonder à leur tour… Tu réalises maintenant que ton sort, mon Frère, est scellé.
Après toutes ces années passées à te porter au secours des autres…, personne ne peut rien pour toi.
Les liaisons radios sont coupées…
Alors tu t'assieds sur les marches restantes et tu tires de ton portefeuille une photo de ta femme souriante, tenant dans ses bras le fils que tu lui as donné voilà huit ans déjà.
Tu contemples la photo, mon Frère et, silencieuses, des larmes se frayent un chemin sur ton visage couvert de cette horrible poussière, alors que tu déposes un ultime baiser sur le visage de ta femme, de ton fils…
Tu respires de plus en plus mal et tu sais que ce n'est qu'une question de minutes pour que la Faucheuse vienne t'embrasser de son froid baiser à son tour…
Soigneusement mon Frère, tu ranges la photo dans le portefeuille que tu places contre ton coeur, dans la poche.Tes yeux sont fermés désormais…
La mort contre laquelle tu t'es battu au cours de toutes ces années est finalement venue t'emporter, mon Frère…A 6.000 kilomètres de là, mon Frère, nous sommes tous à tes côtés.
Nous les ambulanciers Français, avec toi, l'ambulancier Américain, dans cette cage d'escalier qui sera ton tombeau…
Puisse ta Force nous donner la Force.
Puisse ton Courage nous donner le Courage.
Pas de pardon. Pas de pitié.

Jamais…

A toi, mon Frère…"


Pas de pardon… Pas de pitié… JAMAIS !
A toutes les victimes passées et à venir des attentats commis au nom de l'islam à travers le monde…
Pas de pardon… pas de pitié… JAMAIS !

Merci à Jean...


 
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