La Longue Marche des Harkis interdite... - SOS FRANCOPHOBIE

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La Longue Marche des Harkis interdite...


La Longue Marche des Harkis interdite à la Cérémonie des Invalides !


Le 02 octobre 2011

Parions que le CFCM a su faire les pressions qu'il fallait et que Sarko s'est couché une fois de plus.
Que les Harkis sachent que le peuple français a honte de la façon dont les Harkis ont été traités.

Il n'est plus un secret, pour personne, que De Gaulle a, en toute connaissance de cause, intentionnellement et volontairement, abandonné les Harkis à la barbarie des terroristes du FLN après leur avoir abandonné l'Algérie.
Etait-il possible que Nicolas Sarkozy, chef de l'UMP gaulliste et Chef d'Etat, aille plus loin, encore, dans le parjure, l'infamie et le déshonneur, que son mentor De Gaulle ?

Zohra Benguerrah et Hamid Gouraï, de la Coordination Nationale du Mouvement de la Résistance Harkie, organisateurs de La Longue Marche des Harkis et des Pieds Noirs, racontent, aux Petits échos de l'Echo d'Oran, leur journée du 25 septembre 2011.

PARIS, dimanche 25 septembre 2011

"A notre arrivée à Paris,  la caravane des Harkis a été prise en chasse par un important dispositif policier, gendarmerie , Renseignements généraux, avec force gyrophares et "deux tons" qui ne manquaient pas d'ameuter la population parisienne".




Nous étions sur le point de nous rendre aux Invalides, après avoir pris le déjeuner dans une pizzeria à Issy-les-Moulineaux, car nous étions attendus par de nombreuses personnes informées de notre arrivée.
En sortant de la pizzeria, nous étions mis sous surveillance par des policiers en civil et, dès que nous avons fait mouvement vers le lieu de rendez-vous, les policiers nous ont suivis jusqu'au Trocadéro.
Arrivés, là, près de la Tour Eiffel, les forces de l'ordre nous ont empêchés de poursuivre notre marche jusqu'au lieu de rendez-vous, but final de notre Longue marche entamée, un mois plutôt, à Montpellier.
Comme nous demandions à un commissaire et à des gendarmes pour quelles raisons ils nous empêchaient de nous rendre aux Invalides, ils nous ont expliqué qu'ils avaient reçu des ordres, en ce sens, de Monsieur FREMONT, directeur de cabinet de Nicolas SARKOZY et de Michel GAUDIN, Préfet de police de Paris.


L'ordre de stopper notre marche venait de l'Elysée.


Pourtant, à aucun moment nous n'avons menacé l'ordre public. Nous étions là, pour rendre Hommage à nos Parents, lors de la cérémonie qui était organisée, en présence du Chef de l'Etat, aux Invalides, en cette journée nationale qui leur est dédiée chaque année, le 25 septembre.
Plus odieuse, encore, a été la stratégie policière et militaire employée, par ces forces pour nous retenir prisonniers dans ce quartier du Trocadéro.
Nous étions, en tout, 30 personnes avec les deux camionnettes de la Longue Marche et les amis qui nous accompagnaient avec leurs voitures personnelles.
Ils nous ont encerclés puis séparés en deux groupes et maintenus sur les trottoirs sans que nous puissions en bouger.
Ils ont procédé comme pour l'arrestation de dangereux malfrats qui s'apprêtent à commettre un acte criminel.
Oui, nos amis ont été arrêtés comme de dangereux criminels préparant un mauvais coup.
Sauf que... aucun de ces représentants des forces de l'ordre n'a été capable de dire à quel titre ils leur interdisaient d'aller plus loin.
N'ayant commis aucun délit, n'ayant provoqué aucun trouble à l'ordre public au cours de leur marche, très médiatisée, depuis son départ de Montpellier,  la Préfecture de Police de Paris ne pouvait prétexter à un éventuel désordre de la part de personnes d'un certain âge, respectueuses des lois et de leur droit qui marchaient dans le calme et la dignité, depuis 30 jours, à travers les villes de France.
L'interdiction ne pouvait, donc, venir que de l'Elysée.
Nicolas SARKOZY a interdit  aux Fils des Harkis de l'Armée française, d'assister à la cérémonie du Souvenir qui honorait leurs pères, en ce 25 septembre 2011.  


Cérémonie à la Mémoire de ces hommes, valeureux combattants, qui ont donné leur vie pour la France et ont été si mal récompensés par le Chef des Armées qui, alors,  les avait livrés à la barbarie de l'ennemi FLN sur le territoire devenu algérien.

Au nom de quel droit, au nom de quelle loi, un président de la République peut-il interdire à des citoyens français d'assister à une cérémonie officielle ?
Le chef de l'Etat a interdit, aux fils de Harkis, l'accès à l'Esplanade des Invalides, parce que, tout simplement, la cérémonie se déroulait dans le " haut-lieu de la mémoire gaullienne " (très - trop - militairement gardée).

En les laissant "sur le pas de la porte", devant les Invalides, Sarkozy aurait montré, au vu et au su de la population française - tous les media étant présents -  le mépris de De Gaulle pour ces enfants de la France, issus de l'immigration qui, depuis cinquante ans, demandent réparation à l'Etat Français, pour les fautes commises par De Gaulle, sur leur communauté.
Cette action aurait pu entacher le souvenir du général que la France SE DOIT d'entretenir et il fallait, impérativement, préserver le culte que tous les présidents gaullistes vouent à cet homme qui a, délibérément, abandonné, dans les plus criminelles conditions, les Harkis et les Français d'Algérie.
Encore une fois, la politique de Nicolas Sarkozy (comme celle des autres chefs d'Etat gaullistes, avant lui) a été de renier les vrais soldats de la France pour ne conserver à la mémoire de la France glorieuse, que les hauts-faits d'un général qui n'avait aucune considération pour les hommes qui étaient sous sa responsabilité.
Ainsi, en ce jour du 25 septembre 2011, " Les Invalides " sont restés, dans la plus pure tradition gaulliste, le lieu de culte entretenu à la mémoire du colonel qui s'est distingué aux batailles de Moncornet . A la "Poche d'Abbeville". A la "Poche de Royan". Batailles gagnées, sans honneur et sans gloire, contre un ennemi déjà en déroute.
Non! Nicolas SARKOZY ne pouvait pas accepter que des enfants de Harkis viennent contredire la "légende surfaite" de celui dont il se réclame.
Et, tout comme l'a fait De Gaulle, il a, une nouvelle fois, condamné les Harkis et leur descendance à retourner dans l'oubli des vrais-faits de guerre de la France.
Pour toutes ces raisons, il fallait donc tenir éloignés les fils de Harkis, de "ce musée de la mémoire" et, par là-même, les empêcher de dire tout haut, prenant la France entière pour témoin, que Nicolas Sarkozy, lui-même, n'avait pas respecté la parole qu'il leur avait donnée en 2007.
C'est uniquement pour cela que la Longue Marche des Harkis a été interceptée si près de son but et tenue éloignée, "comme au secret", le temps de la cérémonie.
C'est un abus de pouvoir caractérisé par un Chef d'Etat peu respectueux de la valeur des Hommes qui ont servi la France.
Ce que nous retiendrons, de cette politique gaullienne, n'est que le déshonneur qui l'entache. Le déshonneur par le mépris. Le déshonneur par le mensonge. Le déshonneur par la dissimulation de la Vérité Historique.
Le 25 septembre 2011, Nicolas Sarkozy a commis la plus grande faute de sa carrière politique. Il s'est déshonoré devant l'Armée française.

Merci à FDF

 
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