La route de la liberté… - SOS FRANCOPHOBIE

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La route de la liberté…


La route de la liberté…

Et si on parlait "gros sous", pour changer...


Merci à FDF

Le 19 novembre 2011

Les grands bénéficiaires de note chute...


Le nouveau plan de rigueur de Sarkozy-Fillon est clairement un plan de ruine, car il poursuit la route vers la servitude envers l'État jugé abusivement comme le maître du jeu alors qu'il est la cause de la catastrophe. Le plan tire à vue sur tous les créatifs du pays. Le prétexte est de garder le précieux AAA des agences de notation présenté comme une sorte d'objectif national ; l'explication officielle est que le pouvoir, en cas de dégradation, paierait plus cher les emprunts : c'est donc l’aveu que l'objectif fondamental de ce pouvoir est de continuer à emprunter pour dépenser sans compter. François Baroin a dit sans rire : "L'équilibre en 2016, c'est notre détermination". Comment espérer calmer les spéculateurs avec une telle énormité ? La détermination devrait être, au contraire, de créer dès maintenant un surplus public, ce qui fut le cas en France et comme d'autres pays le font.

Au même moment, le talisman du AAA vacille avec, en plus, une erreur de manœuvre plus qu'étrange. Les richissimes eurocrates en Europe s'en mêlent à leur tour en sermonnant la France par la contestation de son pauvre 1%. Ils feraient mieux de balayer devant leur porte, alors qu'ils parlent ouvertement
d'une croissance de 0,5 % dans la zone euro en 2012, calamité dont ils sont largement responsables.

En même temps, le chômage s’accroît cruellement de nouveau : ce n’est pas un hasard mais le fruit de l'action gouvernementale, son plan de ruine va inévitablement l'aggraver. Le Secours catholique fait savoir que ses soupes populaires ont de plus en plus de clients et reçoivent même des salariés ne pouvant plus s'alimenter chez eux : les plans successifs, en ruinant les grandes et petites entreprises, ne peuvent que leur apporter des clients nouveaux !


DE NOUVEAU DES IMPOTS


Pour rétablir très insuffisamment les comptes publics, le plan prévoit de taxer partout et tout le monde. Montent les clameurs de toutes les professions : restaurateurs, artisans, promoteurs, hôteliers, travailleurs du bâtiment. La bougeotte fiscale est à son comble, cette bougeotte semant elle-même le chômage. Les représentants de chaque profession se réjouissent bruyamment s'ils obtiennent un succès, comme l’ont fait les hôteliers récemment. Ces gens ne savent pas, ou feignent de ne pas savoir que tout impôt détruit la richesse de tous et que le plan lui-même, quel que soit leur succès provisoire, conduit leurs affiliés à la ruine.

Une faille fondamentale du plan, comme des précédents et de ceux qui suivront inévitablement, est l'absence de réduction massive des dépenses publiques.

Une autre caractéristique du plan est d'épargner les camarades. Le terme affreux de  "tour de vis" s'applique aux "gens d'en bas". Nous avons eu droit à une gaminerie d'un goût plutôt douteux ; les quarante ministres ou quasi ministres ont annoncé, tout sourire que, pour prendre leur part du fardeau, ils gèleraient leurs salaires pendant deux ans (sic).
Un député a eu l'audace incroyable de proposer de baisser très modérément les salaires des élus : il s'est fait rabrouer vertement.

LIBERER LES ENTREPRISES

La route opposée, la seule pour sortir de la situation terrifiante du pays est celle de la liberté. Nous avons montré antérieurement que la marge de manœuvre à cet égard est immense compte tenu de la socialisation du pays.
La route de la liberté est le chemin contraire de celle de la servitude : recul massif et sans délai de l'État et libération des entreprises, seules aptes à faire décoller la croissance en créant de la richesse et des emplois. Indépendamment des mesures pratiques décrites ci-dessous, la simple proclamation du retournement serait en elle-même un bol d'oxygène puissant pour tous les créatifs et un encouragement majeur pour les marchés.
Cela revient à renoncer à la cascade sans fin des impôts nouveaux qui, d'ailleurs, en annoncent toujours d'autres. Pour encourager les entreprises, il est même nécessaire de supprimer un ou deux impôts parmi les plus meurtriers pour elles.
Il faudrait aussi se préoccuper du code du travail qui compte plus de 2 600 pages, pèse 1 kilo et demi et est réparti en plusieurs tomes, en croissance perpétuelle. Une foule d'organismes et de personnages parasitent à son abri et sont embusqués avec pour seul effet de détruire les entreprises. Or la vraie garantie des salariés est l'existence de nombreuses et prospères entreprises. Faire disparaître deux ou trois des dispositifs qui empêchent les entreprises d'embaucher redonnerait confiance aux marchés et déclencherait un cercle vertueux...

Source : TOCQUEEVILLE MAGAZINE a un site mis à jour tous les mardis:


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