Les pompiers attaqués à Chanteloup-les-Vignes ! - SOS FRANCOPHOBIE

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Les pompiers attaqués à Chanteloup-les-Vignes !

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" Les pompiers attaqués " à Chanteloup-les-Vignes !


Ils sont de plus en plus pris pour cibles lors de violences urbaines qui suscitent leur indignation. La police se dit solidaire.

Trop c'est trop ! Les pompiers n'en peuvent plus d'être pris pour cibles par les bandes. Et ils entendent le dire avec force jeudi, à l'occasion d'une opération de communication orchestrée par leurs représentants syndicaux au niveau national. L'événement qui a mis le feu aux poudres est l'attaque de la caserne de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Un fait divers "occulté", à leurs yeux, et qui traduit, disent-ils, une dégradation significative du climat dans les quartiers sensibles.

"Jusqu'alors, alerte un pompier local, nous étions visés par des jets de projectiles lors de nos interventions au pied des barres, mais à Chanteloup, ce n'est plus un simple caillassage. C'est un assaut en règle que nous avons subi, le premier du genre, mené par une horde d'individus ivres de haine." Ces débordements seraient consécutifs à une opération de police réalisée, ce soir-là, contre le trafic de drogue, dans la cité toute proche du quartier de La Noé ". Une action de représailles de la pègre locale, en somme.
"D'autant plus inadmissible qu'elle était dirigée contre des pompiers au seul motif qu'ils portent un uniforme", s'indigne Thierry Gerber, expert en sécurité auprès de la CGT.

Jean-Claude Delage, le patron du syndicat de gradés et gardiens Alliance (proche de la majorité), rappelle que des membres des forces de l'ordre ont également été agressés à Chanteloup, lors de cette intervention. "La police dérange parce qu'elle fait son travail", estime-t-il. Selon lui, un "stade supérieur" de la violence a été atteint cette nuit-là. Au lendemain de ces faits, le syndicat SGP-FO, majoritaire dans la police, avait diffusé, pour sa part, un communiqué, passé un peu inaperçu: "La Courneuve, Chanteloup-les-Vignes, Auxerre, Orléans, Lyon. La liste est longue et malheureusement loin d'être exhaustive. Chaque jour, chaque nuit, les représentants de l'État, policiers nationaux, gendarmes, pompiers, sont les victimes privilégiées de quelques voyous qui agissent toujours avec une très grande lâcheté", peut-on y lire.

"Il a fallu se barricader"

"Les gars ont eu vraiment peur", raconte l'un des porte-parole des pompiers de Chanteloup-les-Vignes. "Les voyous des immeubles voisins sont arrivés à quarante, capuche sur la tête et écharpe nouée sur le visage pour ne pas être reconnus", raconte un soldat du feu. "Il y a trois ans, une poignée d'imbéciles avait bien brûlé une ambulance sur le parking, mais là, comme un commando, ils nous ont attaqués de tous côtés, à coups de pavés, de boules de pétanque et de cocktails Molotov", poursuit-il.

La petite douzaine de soldats du feu qui occupent cette caserne, imbriquée dans la cité, se croyait protégée par ses hauts murs et son portail métallique bien verrouillé. "Mais sous la pluie de projectiles, il a fallu se barricader", se souvient l'un d'eux. Les voyous tentaient d'empêcher les pompiers d'éteindre les cocktails Molotov qui s'enflammaient dans la cour. Chanteloup est l'une des rares casernes à disposer de caméras de surveillance. Mais en milieu hostile, leur effet dissuasif reste visiblement limité.

Par Jean-Marc Leclerc
24/11/2010

 
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